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Accueil   /  Salons de lecture à Nohant du 30/04 au 29/10/2008
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Salons de lecture à Nohant du 30/04 au 29/10/2008
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Pour ce quatrième rendez-vous avec les salons de lecture dans le grenier littéraire de Nohant, le thème retenu est la correspondance.

La correspondance en littérature permet aux lecteurs de partager une connivence, une complicité tout à fait particulières avec les auteurs des lettres sorties de leur anonymat par leur publication. Les lettres racontent, donnent des informations, permettent une intimité réelle avec ceux qui les ont écrites.
Ainsi nous vous proposons d'entendre la correspondance de George Sand avec son grand ami le peintre Eugène Delacroix, celle passionnée avec Michel de Bourges, celle plus imaginaire qu'elle aurait pu échanger avec Louise Michel.
Pour ne pas déroger à nos habitudes nous vous proposons d'entendre le contenu d'autres lettres écrites par des auteurs, plus proches de nous, comme Nancy Huston et Leïla Sebbar ou le beau texte écrit par Stefan Zweig «Lettre d'une inconnue».
Par ailleurs, Agnès Sajaloli adaptera un montage de lettres choisies chez des auteurs d'horizon et d'époque différents.

Après chaque lecture, afin de retrouver la convivialité qui régnait à Nohant au temps de George Sand, comédiens et spectateurs se retrouvent dans la cuisine de la maison pour partager le verre de l'amitié et échanger les impressions sur ce moment partagé.

Programme : tous les mercredis à 20 heures 30

Le 30 avril 2008  :
« George Sand, Eugène Delacroix : correspondance»
Lecture : Alain Delanis et Sylvie Florio

La relation entre George Sand et Eugène Delacroix durera 30 ans. Le Peintre est déjà célèbre lorsqu'il rencontre George Sand en 1834.
Ils ne cesseront de s'apprécier et lieront une véritable amitié, entrenue en grande partie par une correspondance régulière et sincère.
Au fil du temps ils se confieront dans de nombreuses lettres leurs sentiments, leurs doutes, leurs impressions sur l'art et surtout leur façon de vivre, l'un et l'autre, leur métier d'artiste.
« Tout ce que l'artiste peut espérer de mieux, c'est d'engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi »
George Sand (La mare au diable)
Lire à voix haute cette correspondance c'est donner un souffle infini à la grandeur de leur art, c'est davantage faire vibrer leurs oeuvres respectives. La musique de Frédéric Chopin, tant admirée par
Delacroix ponctue leurs confidences, les guide, les rassemble.

Le 28 mai 2008 :
« Lettres parisiennes, histoires d'exil», (Nancy Huston / Leila Sebbar)
Lecture : Marie Roosen.

Pendant plus de deux ans, deux femmes se sont écrit en français de Paris à Paris. La première vient du Canada, la seconde d'Algérie. Elles quittent le pays natal vers 20 ans pour la France, la langue et l'université françaises, Paris. Dans cette ville, étrangères en exil, elles ont choisi de travailler, d'aimer et d'avoir des enfants. Elles ne sont ni d'ici ni de là-bas, leur pays est celui du verbe. Elles cherchent en tâtonnant ce sentiment d'appartenance qui, seul, leur permettrait de réaliser pleinement leur destin : celui d'ECRIVAIN.
Proches et à distance. Un jour de l'année 1983, après les difficultés et les désarrois du mouvement des femmes,
elles veulent s'écrire, parler d'exil. Pour la première fois, elles parlent d'elles, seule à seule, sachant bien que cette correspondance ne sera pas secrète et que d'autres la liront.
Deux femmes s'écrivent parce que raconter, autopsier l'exil, c'est parler d'enfance, et d'amour, de livres de vie quotidienne mais aussi de la langue, de la terre, de l'âme...

Le 25 juin 2008 :
« Qu'avez-vous à dire pour votre défense ? », (George Sand / Louise Michel
Lecture : Mariecke de Bussac et Frédérique Lanaure.


Elles ne se sont jamais rencontrées. Et pourtant que de points communs entre ces deux femmes d'exception!
Toutes les deux tiennent, par leur naissance, à la fois du peuple et de l'aristocratie. Toutes deux ont été très tôt sensibilisées à l'injustice sociale. Toutes deux ont réfléchi aux carences de l'éducation donnée aux femmes, à la misère du monde ouvrier et paysan, à la religion, au pouvoir, à la place des femmes en politique, au mariage... Toutes deux ont été des femmes engagées dans les combats de leur époque.
Et en même temps, leurs positionnements face à ces questions ont été, au bout du compte, radicalement opposés.
Ainsi l'affrontement imaginaire de la raisonnable George et la fougueuse Louise peut provoquer une réflexion salutaire, encore et toujours, à notre époque. Et puis, toutes les deux, à travers leur correspondance, nous livrent leurs sentiments intimes face à la famille, à l'amitié et à l'amour. Le dialogue peut donc s'établir entre elles par-delà le temps et par-delà leurs différences.

Le 27 août 2008 :
« Lettre d'une inconnue », d'après Stefan Zweig,
Lecture : Françoise Lhopiteau,
Violoncelle : Nathalie Lethuillier.

Seule au seuil de sa mort, une femme remonte le cours de sa vie. Elle nous raconte l'histoire déchirante de sa passion pour un écrivain qui ne l'a jamais reconnue.
Cette femme est belle dans son habit blanc, entourée de roses blanches qui symbolisent son amour. Et pourtant, tout dans cette femme n'est que solitude et passion.
Comme une voix lointaine, celle d'une revenante, elle se confie et remonte le cours de cette existence passée à attendre d'être reconnue par l'homme qu'elle aime. C'est à sa propre recherche qu'elle s'aventure tout au long du récit.
Elle va sonder et interroger sa mémoire pour comprendre les raisons de cette vie et ce qui l'a poussée à choisir le malheur...
Nous sommes émus par le destin de cette femme, par l'écriture magnifique de Zweig et par l'interprétation de Françoise Lhopiteau.

Le 24 septembre 2008 :
« George Sand, Michel de Bourges : correspondances »,
adaptation de Bernard Hamon
Lecture : Mathilde Kott et Jean-Jacques Dupont.


Michel de Bourges était en 1835, un homme très en vue au sein de l'opposition républicaine.
Il fait grande impression sur l'écrivain qui affirmera : « Jamais parole plus éloquente n'est sortie, je crois, d'une bouche humaine et cette parole grandiose était toujours simple...»
Cette rencontre relativement complexe donnera naissance à une correspondance ardente faite de déclarations passionnées et de débats d'idées du plus grand intérêt.
Bernard Hamon, écrivain, historien a choisi un montage des lettres de George Sand à Michel de Bourges de la période d'octobre 1836 jusqu'à juin 1837 date de leur éventuelle rupture. George Sand écrira alors «Au fond, je sais qu'il m'aime à sa manière qui n'est pas la mienne et dont je puis me contenter, à moins que je réduise de beaucoup la part de mon âme que je lui avais donnée...»
Bernard Hamon travaille aujourd'hui sur une édition de ces lettres qui seront publiées très prochainement.

Le 29 octobre 2008 : 
«La correspondance dans tous ces états»,
(extraits de différents auteurs)
Adaptation de Agnès Sajaloli
Lecture : Agnès Sajaloli


Point n'est besoin d'être Madame de Sévigné, d'avoir une orthographe irréprochable, un style flamboyant ou une doctrine philosophique sur l'état du monde et l'absurdité de la condition humaine pour écrire une lettre. De fait, si nous nous délectons à la lecture de certaines magnifiques pages du genre épistolaire, nous devons prendre parfois notre plus belle plume à certaines occasions.
Ce salon de lecture tentera à la fois de faire résonner dans les murs de Nohant quelques grands textes d'auteurs familiers, nous mettant dans les pas  de George Sand, et de rendre compte de ces petits moments de vie où nous nous débattons pour nous faire entendre. Télégrammes, lettres de condoléances, d'amour, de rupture, de félicitations, de demandes d'embauche, de réclamations de dénonciations, faire-part, lettres au père Noël, petites annonces...
A l'heure où notre rapport à la correspondance écrite se dilue dans le numérique et la haute technologie, il peut être intéressant de partager avec le public de Nohant ces petits moments où ce que l'on écrit met en jeu ce que l'on est, et ce que l'on vit. Un portrait en kaléidoscope de l'humain dans ce qu'il a de fragile, de drôle, de terrible, de touchant, de maladroit, de profond...

Avec (entre autres) des textes de R.M Rilke Lettres à un jeune poète, Balzac Mémoires de deux jeunes mariées,  des correspondances d'auteurs, L'abbé Prévost Les liaisons dangereuses, Gide, Robert Bober, Sénèque, Marivaux, Montesquieu, Jean Vilar....

Tarif unique : 5 Euro

Réservation indispensable en raison du nombre limité de places :  tel :  02 48 24 06 87

Renseignements :
Centre des monuments nationaux Maison de George Sand à Nohant 36400 Nohant - Tel : 02 54 31 06 04 - Site internet : www.monuments-nationaux.fr